«Parmi les ultimes avatars du déclin de l’Occident et de la perte des valeurs fondatrices de la civilisation gréco-judéo-chrétienne, une thèse particulièrement en vogue vient alimenter, notamment en France, le retour fulgurant d’une pensée misogyne (ou, si l’on préfère, machiste) qui s’assume pleinement, celle du petit mâle vengeur qui ne supporte plus une nouvelle forme d’oppression supposée : la féminisation de la société.»

Où sont les hommes ? La Revue, fév.2011

«Depuis le temps que le monde va mal, on ne peut que s’étonner qu’il tourne encore ! Et pourtant, il tourne, pour parodier la formule – apocryphe – de Galilée, même si les cassandres de tout poil ne se sont jamais privées d’annoncer que c’était mieux avant et/ou ailleurs, dénotant au passage une incapacité notoire à jouir du hic et nunc, l’ici et maintenant cher aux épicuriens.

À écouter ces désespérés maussades, tout va de mal en pis, et ce n’est pas nouveau : Homère déjà constatait que « peu d’enfants sont pareils à leur père, la plupart sont pires ». C’est dire si, depuis les vingt-neuf siècles qui nous séparent de l’auteur de L’Odyssée, l’humanité a régressé.»

C'était mieux avant, La Revue, Oct.2010

«Comment ne pas regretter également que la danse contemporaine, de plus en plus conceptuelle, finisse par ne plus s’adresser qu’aux initiés, où toute saisie immédiate, sensible et sensuelle, semble désormais interdite? Il est bien loin le temps où Maurice Béjart définissait ainsi la danse : «Un minimum d’explication, un minimum d’anecdotes et un maximum de sensations. » Autrefois une affaire de corps et de mouvement, elle est devenue une histoire de méninges et de dispositif, où l’oeuvre s’efface derrière des discours prétextes, au risque de laisser le spectateur désemparé.»

Entrez dans la danse, La Revue, Sept.2010

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© Mathias Leboeuf